Hermann Küsters se suicide après avoir tué le fils du patron de l’entreprise où il travaille. Ne pouvant compter sur ses enfants pour affronter les humiliations de la presse, Emma Küsters s’adresse sans résultats dans un premier temps au Parti communiste et ensuite à une organisation d’extrême gauche.
Dans ce mélo, Fassbinder dresse un réquisitoire sévère de la presse populaire. Celle-ci déforme les informations pour augmenter son tirage.
Le couple de syndicalistes, auquel s’adresse Emma Küsters pour défendre la mémoire de son mari, ne peut comprendre la condition sociale de maman Küsters et de ses enfants. Ils ont une vie trop bourgeoise et égoïste. La première séquence décrit à l’aide de très gros plans le travail répétitif du fils Küsters.La fille, Corina, qui aurait voulu être chanteuse, en est réduite à chanter dans un bouge et coucher avec son propriétaire quand ce n’est pas avec les clients. Elle trahit sa classe en couchant avec le journaliste, qui écrit des articles mensongés sur son père, afin de faire avancer sa carrière. Mais c’est elle qui serrera dans ses bras le corps de sa mère abattu par la police.
La famille n’est pas mieux traitée : maman Küsters et sa belle-fille se détestent et se déchirent.
Tout le scénario de ce film est prévisible et pas seulement la fin tragique. Les personnages sont des blocs sans nuances.
Sortie française 19 janvier 1977 Distributeur Carlotta Films Format 35 mm- 1.37 Metteur en scène Rainer Werner Fassbinder Scénario Rainer Werner Fassbinder et Kurt Raab d’après une histoire de Heinrich Zille Image Michael Ballhaus Son Wolfgang Hoffmann Montage Thea Eymèsz Musique originale Peer Raben Avec Brigitte Mira (Emma Küsters), Ingrid Caven (Corinna), Karlheinz Böhm (Thälmann), Margit Cartensen (Madame Thälmann), Irm Hermann (Helene)…
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